Contexte et chiffres de la mobilisation
Quatre années après l’adoption de l’initiative sur les soins infirmiers, les participants soulignent des conditions de travail encore difficiles et une pénurie de personnel persistant. Le secteur est décrit comme traversant une crise, aggravée par le vieillissement de la population.
Selon les estimations, près de 3’000 personnes provenant de l’ensemble du pays se sont rendues à Berne, tandis que les syndicats évoquent un chiffre d’au moins 5’000 manifestants.
Organisation et acteurs de la marche
La manifestation a été organisée par l’alliance du personnel de santé, qui réunit notamment l’Association professionnelle des infirmières et infirmiers ainsi que les syndicats SSP, Unia et Syna.
Propos et contexte liés à l’initiative
Au cœur des discussions figure l’initiative Pour des soins infirmiers forts. Adoptée par le peuple en novembre 2021, elle s’inscrit dans la démarche des professionnels de santé engagés dans ce dossier.
Propositions politiques et cadre législatif (mai 2025)
Au niveau fédéral, le Conseil fédéral a soumis en mai 2025 deux projets au Parlement visant à améliorer les conditions de travail des infirmières et infirmiers, avec dix domaines ciblés pour réduire les sorties précoces de la profession.
Parmi les dispositions présentées, les plans de service devront être annoncés au moins un mois à l’avance et le temps de travail hebdomadaire maximal passerait de 50 à 45 heures. Le temps de travail ordinaire serait fixé entre 38 et 42 heures par semaine, plage qui n’était pas définie auparavant.
L’Alliance du personnel de santé déplore l’absence de clés de répartition des postes sûrs et d’un financement suffisant. Sans ces éléments, elle estime que les avancées en matière de conditions de travail restent limitées.
Contexte d’application de l’initiative et réactions
Ces propositions constituent la deuxième étape de l’initiative Pour des soins infirmiers forts, acceptée par la population en novembre 2021. La première étape, axée sur l’encouragement à la formation, est en vigueur depuis l’été 2024.
Réaction de Mathias Reynard
Les échanges autour de la mobilisation et des mesures à venir ont également impliqué le conseiller d’État valaisan Mathias Reynard.